Au revoir 2017.

Au plaisir de vous retrouver et de dire ensemble adieu à cette année que nous avions passée si loin et si proches, je viens vous livrer aujourd’hui un peu de moi. De ce qui m’a fait rire, réfléchir, laissé perplexe ou fait lâcher une larme.

Sur le plan personnel.

Des hauts et des bas. Des talons hauts et des bas effilés aussi. De belles séparations et des rencontres imprévues. Un peu de tout ce qui fait la beauté de ce monde. De beaux livres, j’en ai lu. Un petit tour sur ma page Facebook et vous serez servi. De jeunes auteurs, j’en ai rencontré. Ils m’ont beaucoup aidé à prendre de la hauteur. Souvent accompagnés de bonnes bouteilles. Une pensée morne quand même pour ces bouquins, surement passionnants mais qui de ma part n’ont vu que les mains épousseter leur poussière sans pour autant les lire. Le plaisir d’être en famille.  De vivre les fous rires ensemble. De commencer par dire et écrire ‘’lol’’.

Pour une année supplémentaire, j’ai réussi à avoir moins de mille amis sur Facebook.  Je mets un point d’honneur à être amis avec ceux que j’ai au moins une  fois ‘’vu’’. En espérant rencontrer l’année prochaine, la douzaine d’amis virtuels qui reste et qui au travers de nos discussions se révèlent être des personnes forts intéressantes. Toujours pas de duplex. Tant qu’il y a du Durex. Pas de 6 zéros sur le compte et pas de découvert non plus. Tant que l’on a été le héros d’au moins une personne dans l’année, on peut avoir le sourire et le garder. Je me suis mis à la pêche. Ça développe la patience. J’ai même fait une semaine sans internet.

De ces amis perdus en cours de route. De nos moments devenus souvenirs. Des nouveaux visages, innocents et mignons qui t’appellent tonton, qui gargouillent et qui te font oublier le temps d’un instant les laideurs d’ici bas.

Dans ma bande d’amis de quatre depuis l’université (ils se reconnaitront), je demeure le seul à ne s’être toujours pas marié (2018 ??). Pas d’enfants non plus. Ils m’ont quelque peu trahi. Sauf un. Un bébé l’y a contraint. Heureux ménage à lui. À croire que je suis aussi très réfractaire aux reformes. Quoique les effets secondaires sont connus dans ce cas. Venons-en au pays.

Le pays en cette année.

‘’Reformes’’ est bien évidement le mot de l’année. De part et d’autre. Des coups par ci, des coupures par là. Des dialogues et des incompréhensions à n’en plus finir. De la bastonnade. Des réfugiés numériques et des réfugiés tout court. Des grèves, pas de sexe. Vu le nombre de nouveaux nés dans nos hôpitaux dont on ne cesse pourtant de crier l’état de délabrement, à raison. Les drames de la circulation qui nous ont arraché des acteurs chers de la culture togolaise. Et qui sont à jamais  gravés dans nos mémoires.

Toujours plus de 4*4 de diplomates dans nos rues et devant les boites de nuit. Allez chercher le rapport. Et puis il y a eu notre #balancetonporc version locale qui s’est transformé en balance ton poulet de 22 heures. Telegram et autres ne garantissent pas la confidentialité de leurs utilisateurs. Le rappel à l’ordre aura été douloureux pour certains. La Can, ah la Can. Un problème sempiternel avec les comptes. Qu’à cela ne tienne, on n’aime ou on n’aime pas les éperviers du Togo. La prise de la pierre sacrée et les Evalas ont répondu présents au rendez vous. Et oui, les mots peuvent êtres formés d’autres mots. 2017 aura révélé que le Togolais est complètement intolérant même envers son président ou envers le pantalon premier ministériel, surtout sur les réseaux sociaux. Enfin nous avons (re)goûté aux joies du cinéma avec Canal Olympia, et aux joies du boycott des étrangers, une fois n’est pas coutume avec le concert des #Magiciens. 20 ans c’est peu, comparé aux……

La TVT ( télévision nationale) continue d’employer ‘’le compte rendu de’’ dans son journal pour désigner ses reportages.

En Afrique et ailleurs dans le monde

Les couguars ont la côte. Moins d’enfants pour la femme africaine. Tel est le vœu du président français. Pour faire simple, prenons pour femme des ménopausées. Et pourtant aux dernières nouvelles notre espace géographique est sous peuplée.

Des présidents peuvent dès l’année prochaine, ajouter réparateurs de clim à leur CV. Le chômage allant crescendo. On peut désormais aussi faire appel à l’armée pour un divorce présidentiel. Ce n’est pas Mugabe qui dira le contraire. Un jeune continent, des vieux dirigeants. Les chinois cognent (au sens propre comme au figuré) de plus en plus en toute impunité sur le continent.  Zuma tient la barre en Afrique du Sud et a (de son vivant) une statue grandeur nature au Nigeria. Les droits de l’homme demeurent un concept aux contours flous. Une affectueuse attention pour Tonton Kim loin là-bas qui tient tête ( à qui ?) avec ses ogives nucléaires. Et une larme pour toutes ces innocentes victimes tombées au nom du terrorisme. (mot dangereux, à prendre avec des pincettes)

Il n’y a pas que le politique qui a compté en cette année. Serey Die, l’ivoirien nous a tenu en haleine pendant une semaine entre ses deux femmes. Pendant que son ancien collègue Eboué va moins bien. Il y a toujours une femme dans l’histoire. Les footeux ont écrit de belles pages et de vilaines aussi cette année. Certains se sont mêlés de politique avec diverses fortunes. Et puis le CFA. Ce fut la monnaie de l’année. Une pensée pour ces billets brulés qui auraient fait le bonheur de certains dans ces périodes de fête. On meurt encore de dysenterie sous les tropiques et les friquets se soignent de plus en plus à l’étranger.

J’ai commencé des portraits que j’ai laissés en sourdine sur ce blog. J’espère vivement vous décrire un peu plus souvent ces personnages charmants d’ici et d’ailleurs au cours de l’année prochaine. La route avec vous révèle d’agréables surprises. Une drogue douce apparemment. Nul risque d’overdose. Comme ces jeunes qui à force de vouloir s’envoler atterrissent au paradis ou ailleurs. Les opiacées font des ravages. Même ici.

Une once de regrets ? Non. Plutôt des reflets. Des taches inachevées, des histoires inachevées. Des pages qui méritent  d’être tournées ou retournées. Des souvenirs indélébiles. Des leçons apprises de la dure des manières. Des certitudes devenues douteuses.  Des rêves devenus réalités ou réalisables.

Sur ce je nous souhaite une bonne année qui dépendra pour moitié de nos efforts et pour moitié de la providence.

 

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